Un Moine m’a dit,
Invite ces gens-là,
Tu ne le regretteras pas
Et le paradis, te sera acquis…
Aussitôt, m’a plume j’ai pris,
Beau billet leur ai transmit,
Afin de les mettre au fait que d’ici,
Je revenais en l’Abbaye-de-Fontcalvy…
Henry Gerard MoineCopiste © HGMC copyright 2006
Très chère et très affectionnée.
Plus le temps passe et plus ma douleur est grande, j’ai donc décidé de régler mes comptes avec mon passé, car mon horizon est loin d’être aussi long que mon passé !
C’est avec l’esprit serein que je veux terminer mon parcourt dans la paix.
Concernant notre relation passée, je tenais à te dire que nous nous sommes croisés au mauvais moment, au mauvais endroit sur le chemin de ma vie.
Conscient de ce que tu as enduré, je me dois, pour le repos de mon âme et par respect pour ta personne, te dire mon
sentiment.
Aux heures les plus sombres de ma vie affective, tu as été pour moi la lumière qui apporte chaleur, douceur, affection…
Jamais je n’ai eu ni reçu une telle marque de respect, d’amour, de dévotion.
Tu fus le filtre magique, l’eau de jouvence, qui me permit de lutter, de faire face aux hostilités du moment, a tenir bon contre l’adversité !
Je n’oublierai jamais ce temps passé en ta présence…
Tu avais réussi l’exploit de m’apprivoiser, tu avais l’art de me détendre, de me câliner !
Toujours là quand et où il fallait !!
La vie retrouvait peu à peu tout son sens, c’était bien ! J’étais fier, heureux, je le clamais sur tous les toits !
Mais, comme toute bête sauvage, je n’ai pas su te montrer, te dire…. Certes je n’ai jamais étais habitué aux épanchements affectifs, malgré mes apparences, dans ce domaine je ne suis pas
démonstratif !
Toujours sur la défensive, à guetter une éventuelle agression !
Je vivais, appréciai, l’instant présent, sans en mesurer la profondeur, de peur de m’y perdre au risque de souffrir à nouveau…
« Si j’échouais et n’étais pas à la hauteur ? » Ces questions hantaient souvent mon esprit… Me plongeant dans une grande perturbation émotionnelle…
Tu as été et resteras pour moi une grande dame !
Je ne regrette que deux choses :
La première est de ne pas avoir eu le courage de te dire ceci à l’époque… Ce qui est fait est fait ! M’en voilà libéré !
La deuxième, je n’aime pas voir les êtres aimés malheureux ! Je souffre ! C’est mon chemin de croix !
Je suis né pour souffrir, c’est mon karma, je crois !
Connaissant la souffrance chaque jour davantage, je ne puis la voir s’attaquer à mes chers…
À jamais gravé, ton séjour dans ma vie restera…
Ne sois pas triste, ni gênée, j’en aurai trop de peine et serai fort déçu de te causer tourments !
Seul, je suis responsable du temps que nous avons vécu, tu m’avais tout donné, moi je n’ai rien vu !
Ton cœur m’était ouvert, je n’ai jamais pu y entrer librement comme il aurait fallu !
Je comprends, maintenant, avec grande émotion ! Le courage et la force qu’il t’a fallu, pour partir, stopper notre relation…
Ayant toujours pour toi, une grande affection, je me devais d’écrire cette confession !
Ton ami, à jamais dévoué
Henry Gérard MoineCopiste
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